5 rue Guy Pabois 35600 Redon

LE SPECTACLE LA PETITE

Spectacle La petite
Solo de théâtre

Création 2017-2019 – Tout public à partir de 12 ans
Jeu et collectage : Karyne PUECH
Mise en scène : Florian CHIAVERINA et Karyne PUECH
D’après La Petite de Sandrine LEMEVEL-HUSSENET, sur une idée de Karyne PUECH et d’après les témoignages récoltés à Huelgoat et Poullaouen

Pour recevoir les tarifs et le dossier technique : Contact diffusion
Pour télécharger le dossier du triptyque sur la mémoire familiale :  Mamie GILOU

Résidence à Grain de sel – SENE (56)
– Du 24 au 26 mai 2017
– Du 1er au 4 juillet 2017
– Du 10 au 15 septembre 2017 – Sortie de Résidence le vendredi 15 à 18h30 – Entrée libre
– Du 4 au 8 décembre 2017
D’autres partenariats sont en cours.

 

LA GENÈSE du projet
« Le grand parent transmet à ses petits enfants un passé pour qu’ils aient un présent qui se construisent bien » M. Rufo

mamie gilou 2« J’ai entamé ce projet en 2013 m’attachant aux souvenirs de ma grand mère Mamie Gilou qui a été une des personnes les plus importantes pour l’enfant que j’étais et la femme que je suis aujourd’hui. Et pourtant au travers des rencontres et des histoires c’est cette autre figure  maternelle qui apparaît comme un fantôme, une trace que je n’ai eu de cesse de chercher depuis que je suis en Bretagne : une partie de mes racines gardée comme un secret.
Cette autre grand mère partie quand j’avais 6 ans a marqué ma vie de l’autre facette du manque : celle des origines, de l’histoire d’une partie de ma famille, d’une langue et d’une culture qui m’était alors étrangère. une grand mère m’a donné des souvenirs, de quoi vivre ma vie d’enfant, me  construire, k’autre m’a donné une terre où vivre… C’est pour tout les petits enfants de quelqu’un, nés quelque part qu’est écrit ce spectacle. » Karyne Puech

 

Le SYNOPSIS du spectacle

« C’est la veillée de la grand mère quelque part dans les monts D’Arrhes.
La petite arrive avec l’orage, valise à la main pour 3 jours de tête à tête avec sa mamie, ses souvenirs et les monstres de la cave … »

Ce spectacle est plus personnel, il parle de ma famille, de ma grand mère et des non-dits sortes de « monstres » de la cave comme toute famille peut avoir. Il suivra 3 pistes :
La place dans la familleLa petite explorera cette immuable « quête de soi » et cherchera à comprendre comment la  famille participe à créer notre identité et comment en ayant « chacun sa place » on peut être continuellement en train de « chercher sa place ».. QUI je suis entant que petite fille ? Entant qu’adulte de la dernière génération ? Comment les places évoluent quand les anciens disparaissent ?

chaperonL’héritage familiale : Le spectacle mettra en lumière le rôle des figures maternelles dans une famille, en

particulier celui de
la grand mère, son fardeau ou son modèle à imiter. « Tire la chevillette et la bobinette cherra » Nous travaillerons un parallèle avec le conte du petit chaperon rouge lié au renouvellement des cycles au sein d’une famille, à la symbolique du vêtement-objet (chaperon rouge), patrimoine légué et symbole du transfert de la grand mère à sa petite fille sortie de la puberté mais en  construction de son identité de femme dans la famille ..

Le petit enfant que nous étions et la mort : Nous souhaitons parler de la mort avec authenticité et bienveillance, de l’endroit du cœur. La jeune femme du spectacle est venue pour la veillée de sa grand mère. Avec elle partent le passé et les histoires de famille mais également une partie de l’enfance de la jeune

femme. Comment accueillir la mort et avec elle le mouvement (et renouvellement) des générations dans une famille ?

Ce spectacle est conçu pour être joué sur un grand plateau, vide. La lumière et le son seront des partenaires privilégiés sur scène.

 

Note d’auteure

 » Mamie Gilou, la vraie, est la grand-mère de Karyne Puech qui porte ce projet de création depuis plusieurs années déjà.
Depuis plusieurs années, elle est la recherche de sa grand-mère. Elle n’est pas la seule à creuser la terre pour y trouver ses racines, pas la seule à avoir dû faire le deuil d’une grand-mère essentielle, pas la seule à savoir les monstres cachés dans
les caves. Alors, d’abord, elle est allée voir les autres. Les autres petits-enfants qui ont eu des grand mères, des petits et des vieux. Ceux qui ont gardé des souvenirs bien vivants et des objets parlants, simples et symboliques. Elle a glané et m’a confié une partie de sa récolte. J’ai entendu les gens dire leur lien aux ancêtres, la puissance d’amour ou de colère et leur attachement aux objets, témoins de ces liens. J’ai découvert les arbres de la généalogie et entre les mots tous les non-dits. Mais je sentais qu’au milieu de toutes ces réalités et cette humanité multiple, nous devions revenir à l’essence de la quête de Karyne, à  l’essentiel du « dire ». Le sien (et aussi le mien). Alors, elle est allée chercher l’eau à la source : elle a fait parler sa propre mère et son propre père, est remontée dans l’arbre de ses ancêtres pour retrouver ses origines, réveiller les monstres et affronter la mort. Dans son projet, il y avait aussi depuis longtemps le désir de faire parler les objets, au-delà de l’objet-vivant, l’objet-âme… l’objet-passeur des mondes, objet-fétiche. Retour à l’animisme des premiers temps. Après avoir collectionné les objets des autres, elle est allée chercher les siens : ceux qui la lient encore à sa Mamie Gilou. Elle a aussi rapporté les albums de photos noir et blanc et polaroïd de toute la famille paternelle et maternelle avec tous les récits et les demi-mots, les clairs-obscures, les ombres et les lumières. Et les poupées gigognes… Et de tout cela, elle m’a fait cadeau. J’ai tout écouté et beaucoup entendu. Je me suis laissée traverser, imprégner, habiter. J’ai un peu mélangé les grands-parents, les lieux, les générations et les histoires, les monstres surtout et tout l’amour pour Mamie Gilou. J’y ai mêlé, je l’avoue, un peu de mes propres souvenirs. J’ai rapporté la pelote de fil en Bretagne, sur les Monts d’Arrée. J’ai fixé un temps, une image, une seule et unique pièce et j’ai invité l’écriture.
Le lieu de résidence pour cette création a été La « Quincaille » de Poullalouen. Et c’est en ce lieu, parce qu’il y a un plateau nu dans la pénombre, un vieux parquet, une porte qui s’ensoleille à cour, une porte sombre à jardin, parce que pour écrire il y a une vieille cuisine avec une toile cirée sur la table et des bols ébréchés et une chambre mansardée avec son petit bureau bancale, que je me suis mise en écriture : tout y est, toute l’histoire, la présence des personnages et des objets, et l’intensité du plateau qui n’attend plus que la lumière pour s’animer. J’écris pour Karyne, seule en scène, et je l’entends. C’est sa voix que j’écris. C’est elle qui parle et c’est d’elle dont parlent les objets de la maison qui s’animent quand ils évoquent la « Petite ».
Alors, puisque c’est elle leur héroïne, la petite-fille de Mamie Gilou qui vient de mourir et qui repose dans la pièce à côté, celle qu’ils nomment la « Petite » venue affronter les monstres de la cave et tout réconcilier, le titre s’est imposé lors des premières lectures : ce sera « La Petite ». Sandrine Le Mével Hussenet